Fatou Sow Sarr : « Ils ne respectent pas la constitution encore moins la loi, mais vont signer la Charte pour la forme »

Ceux qui ne respectent pas les lois, la constitution et les différents textes qu’ils ont déjà signés ne vont va respecter la Charte du cadre unitaire de l’islam (CUdis). Ils vont la signer pour le principe mais ne la respecteront pas selon Fatou Sow Sarr.

Elle s’exprimait au Panel de Seneweb sur les violences politiques au Sénégal. Selon elle, ces derniers vont signer la charte, mais ne vont s’en tenir à ses dispositions. Seulement, dit-elle, c’est bien de les confondre demain et de leur rappeler leurs engagements.

« Les jeunes ne sont avec personne. Ils ne soutiennent personne, ils sont en train de défendre leur pays, leurs intérêts communs. Si demain, ils élisent quelqu’un qui tronque sa veste et change de discours, ils vont le rappeler à l’ordre, le confondre face à ses engagements » explique-t-elle.

Sur le thème du Panel, elle dira que la violence émane des deux camps, il ne s’agit pas de dire qui a tort et qui a raison. Il n ‘y a pas d’opposition et de camp du pouvoir.

« Moi je ne les reconnais pas. Ceux qui étaient par exemple avec Abdoulaye Wade et contre le Président Sall sont aujourd’hui avec ce dernier. Il suffit de donner quelques billets pour que des gens de l’opposition se retrouvent dans le camp du pouvoir. Il suffit aussi de protéger quelqu’un qui est auteur de malversations pour qu’il retrouve votre camp.

Ce qu’il faut noter, c’est qu’ils ont tous joué un rôle dans cette violence qui est notée dans l’espace politique ». Et d’ajouter: « toute violence verbale par exemple aboutit à la violence physique. Et une étude que j’ai effectuée en 2000 démontre que 90% des violences sont de nature politique et exercées par des politiques ».

C’est pourquoi, pense la panéliste, il ne s’agit donc pas d’indexer une partie où une autre mais de fonder un système politique conformément aux types de société que nous voulons avoir. A l’en croire, si dans nos sociétés anciennes tout le monde ne pouvait pas gouverner, il ne s’agissait pas d’une question de sang mais de valeur. Il s’agissait aussi d’organisation.

Il fallait incarner certaines valeurs pour faire partie de cette gouvernance inclusive que nos ancêtres ont réussie. « La socialisation et l’éducation font que la personne conserve les valeurs de base quelle que soit la situation. Ces vertus et convictions qui sont acquis à la base accompagnent même s’il faut donner la mort pour cela. Ce qui est mauvais et violent en revanche, c’est vouloir le pouvoir à tout prix »

Pour Fatou Sow Sarr, il ne doit pas être difficile pour l’Etat de se réadapter. « Quand les organisations internationales ont commencé à distribuer les ressources aux ONG, il (l’Etat ; ndlr) a commencé à constituer ses propres organisations pour bénéficier de ces ressources.

Côté religieux, il faut aussi se demander la part de ce pouvoir. « Il n’y aura pas de difficulté avec les Khalifes généraux, quand ils parlent, on les écoute. La question se situe où se trouve au niveau de ces démembrements religieux qui doivent retourner aux fondamentaux des fondateurs des confréries? »

Et la solution, conclut Fatou Sow Sarr, se trouve chez les femmes qui peuvent être en mesure de se constituer en masse de trouver tous les hommes dans leurs quartiers généraux et leur demander de tout cesser.

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